Aux Argoulets, Carole a lancé sa marque de bijoux fabriqués à partir de chutes de cuir

Toutes les boucles qu’elle crée renferment une pointe de luminosité, une touche de sobriété, ainsi qu’un trait d’élégance. Qu’elles viennent se loger dans la courbure d’un cou, souligner une coupe de cheveux ou simplement égayer une tenue, les bijoux de Carole Clapes n’ont qu’une seule finalité : rendre les femmes toujours plus belles. Guidée par une démarche upcycling (surcyclage), Carole Clapes fabrique ses bijoux à partir de chutes de cuir provenant de Mazamet dans le Tarn, sous la marque Carole & Co.

Installée aux Argoulets, au nord de Toulouse, cette maman de 42 ans travaille dans la chambre d’amis, où son mari lui a astucieusement aménagé un petit atelier.

Au départ, Carole se lance dans l’aventure du bijou par hasard. « J’accompagnais une amie sur un salon de loisirs créatifs, quand j’ai découvert un stand où l’on pouvait acheter des chutes de cuir. Ce fut pour moi le déclic. Carole commence à créer des bijoux, pour elle et « pour les copines ». A partir de formes géométriques, elle s’amuse à superposer les couleurs et les figures  » de façon simple et efficace ». Très vite, ses créations, font un malheur, grâce au bouche-à-oreille, au bureau, chez les amis, dans la famille. Aussi quand elle crée sa marque, le 17 décembre 2019, la Toulousaine décide de la baptiser Carole Co, « le Co, c’était pour COpines, COllègue, COusine, COnjointe… »

Employée pendant 20 ans par la marque de prêt-à-porter Saint-Hilaire, Carole lance sa griffe quinze jours avant d’être licenciée. Alors que son entreprise est en redressement judiciaire, elle se projette déjà vers de nouveaux horizons  » qui allieraient l’éthique, le zéro déchet ».

Dans la foulée, on lui propose de vendre ses tous premiers bijoux sur le marché de Noël de Borderouge. « Pendant 10 jours, j’ai du travailler à fond. », au point d’oublier la tristesse provoquée par son licenciement. Cette première vente publique fut aussi un succès. J’ai écoulé plus de 100 paires de boucles ». Gonflée à bloc, Carole met alors les bouchées doubles, pour poursuivre son installation. Puis, tombe le premier confinement. « Là, j’ai décidé de monter un site internet. » Il est opérationnel depuis novembre. Aujourd’hui, un an après et malgré le Covid, Carole n’a rien perdu de son enthousiasme et de sa créativité. « Je suis hyper contente de faire quelque chose qui ait du sens, tout en m’appuyant sur mes anciennes compétences », se réjouit-elle.

Sophie VIGROUX

La Dépêche du Midi, Jeudi 18 février 2021

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